Good boy / PERFORMANCE

17 novembre 20h

Entrée libre

Dans le cadre de DEPROGRAMMATION du 17 novembre au 3 decembre

***Ouverture des réservations prochaine***

GOOD BOY – ALAIN BUFFARD

 

 

Good boy - Performance - danse

Good Boy, comme son auteur Alain Buffard, est emblématique des années 1990. Cette pièce-manifeste suffit à démontrer que la grande question de la danse, c’est désormais le corps, enjeu et lieu du politique. Le corps, ce « réservoir de mondes » (Buffard), y est un objet et un sujet de transgression, symbole d’une saturation sociale et morale, mais aussi expression conjuguée de la maladie et de la vitalité. Dans l’esprit d’une performance, avec sparadrap et boîtes de médicaments, il met en scène le sexe, la question du genre, la maladie, la rage, l’impuissance… avec un regard franc sur soi et sur le monde, pétri d’intelligence et d’humour puissants. Initialement interprétée par le chorégraphe lui-même, la pièce est aujourd’hui reprise par Marguerasse Durite, son assistant lors de la création, à l’occasion du dépôt des archives au Centre National de la Danse et dans le cadre d’une rétrospective consacrée à l’artiste au CN D actuellement. (Mentions obligatoires et production sur notre site internet.)

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Alain Buffard

Alain Buffard (1960-2013) commence la danse en 1978 avec Alwin Nikolais au CNDC d’Angers. Interprète de Brigitte Farges, Daniel Larrieu ou Régine Chopinot, il devient assistant à la Galerie Anne de Villepoix et couvre l’actualité des arts visuels en France pour deux quotidiens norvégiens, laissant un peu en marge la chorégraphie pour se rapprocher de la vidéo. En 1996, il fait deux rencontres déterminantes, Yvonne Rainer et Anna Halprin avec qui il travaille en tant que lauréat de la Villa Médicis - hors les murs. Avec sa compagnie pi:es, fondée en 1998, il produit 14 œuvres diffusées dans le monde entier, des créations chorégraphiques, à commencer par Good Boy, des films et installations vidéo. En 2003, il propose Mauvais genre, qui réunit vingt danseurs chorégraphes, puis remporte en 2005 le Grand Prix de la danse du Syndicat de la critique pour Les Inconsolés. Il est connu pour tenter toujours plus de s’éloigner de la danse et d’y intégrer des formes parfois proches des arts plastiques. Il est co-commissaire de l’exposition Campy, vampy, tacky à La Criée-Rennes en 2002. Professeur invité au Fresnoy en 2004-05, il présente l’exposition Umstellung/Umwandlung au Tanzquartier (Vienne) en 2005. En 2013 à Nîmes, il conçoit Histoires parallèles : pays mêlés, projet mêlant exposition, spectacle vivant et conférences autour des questions de territoire et de représentation. Sa dernière création, Baron Samedi, précède d’un an sa disparition, le 21 décembre 2013.

 

Marguerasse Durite

Marguerasse Durite étudie la danse auprès de Joëlle Faure à Marseille, au Merce Cunningham Studio à New York, puis au sein de la deuxième cellule d’insertion professionnelle de la compagnie Bagouet à Montpellier. Il sera notamment interprète à la création de Necesito et So schnell, les deux dernières pièces de Dominique Bagouet, ainsi que dans One story, as in falling, pièce réalisée par Trisha Brown avec les danseurs de la compagnie Bagouet en 1992. Il fait route ensuite avec Alain Buffard, Daniel Larrieu, Olivia Grandville, le Quatuor Albrecht Knust, Loïc Touzé, Christian Rizzo, Emmanuelle Huynh, Fanny de Chaillé, Claudia Triozzi... Depuis 1995, attentif aux rencontres, il collabore aussi bien avec des plasticiens, des cinéastes, des metteurs en scène, des musiciens, des photographes... Depuis sous eXposé, performance pour un danseur, deux assistants, et trois projecteurs Super 8 présenté à Tours en 1996, son travail cherche à projeter le corps et ses mouvements dans des espaces singuliers toujours soucieux d’ici et de maintenant, de poétique et de politique, à travers des performances, installations, films, partitions sonores... Cofondateur des Carnets Bagouet et membre de son conseil artistique jusqu’en 2009, il codirige la reprise de So schnell à l’Opéra de Paris. En 2010, il est lauréat de la Villa Kujoyama à Kyoto.

 

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Conception : Alain Buffard | Assistant et interprète : Matthieu Doze | Accompagnement artistique : Fanny de Chaillé | Accompagnement technique : Christophe Poux | Régie générale : Jérémie Sananes | Musique : Andante de la sonate n°1 en si mineur de J.S. Bach, BWV 1014 par Glenn Gould et Jaime Laredo ; Good boy par Kevin Coyne ; New York, New York par Wendy Mae CHmbers | Musique interprétée : J.S. Bach par Glenn Gould et Jaime Laredo ; Kevin Coyne ; Wendy Mae Chambers | Directrice de production / diffusion : Isabelle Ellul | Attachée de production / communication : Jeanne Dantin

Durée : 45 minutes

GOOD BOY (2017) s’inscrit dans l’évènement « Alain Buffard Spectacles, colloque, exposition» produit par le CN D Centre national de la danse, et l’Association PI:ES Alain Buffard, avec la Fondation d’entreprise Hermès, le Musée national d’art moderne / Centre de création industrielle, les Spectacles vivants - Centre Pompidou, le théâtre de Nîmes - scène conventionnée pour la danse contemporaine, le CDC Uzès Danse et soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication - Direction générale de la création artistique - Délégation à la danse et la Région Occitanie à l'occasion du dépôt des archives d'Alain Buffard et de sa compagnie PI : ES au CN D Centre national de la danse.

Production : Association PI : ES Alain Buffard Coproduction : CN D Centre national de la danse, le théâtre de Nîmes - scène conventionnée pour la danse contemporaine. Résidence : CN D Centre national de la danse Remerciements à la Ménagerie de Verre Paris et au Musée de la danse / Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne.